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Hell's worth.


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Troisième Année Spade
Troisième Année Spade
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Date d'inscription : 05/03/2016
Age : 17

Feuille de personnage
Âge et date de naissance: 17 ans, né le 26 Juillet 2180
Pouvoirs: Matérialisation d'armes, très très très grande agilité.

MessageHell's worth. Sam 5 Mar 2016 - 21:09




I felt like I was watching a dream I'd never wake up from. Before I knew it, the dream was all over. ▬ Spike Spiegel

   
 
Je me nomme Hayden Ellsworth et j'ai 17 ans. Je suis un humain cyborg et je suis en Troisième Année Spade, c'est pas la joie mais je m'en contente. J'ai comme options Arts Martiaux et Survie. J'aime fumer, glander, la nourriture, l'alcool, l'argent, le jazz et je déteste les ordres, les chiens, les insectes, le mensonge, les endroits non-fumeurs, mais je vous détaillerai ça plus bas. J'ai aucune pouvoirs matérialiser des armes, très très très grande agilité. Et ma tête , c'est celle de Spiegel Spike, de Cowboy Bebop.



Whatever happens, happens. ▬ Physique

La première chose qu'on remarque chez moi, c'est ma permanente. Mes cheveux bruns avec des nuances de vert visibles selon l'éclairage, sont assez inhabituels en étant entre la coupe ébouriffée et la coupe afro. On est souvent déstabilisé devant cela, mais on s'y habitue très vite. Oh et puis, vous savez, ils sont très doux et remarquablement moelleux. Il n'empêche que j'y tiens beaucoup, et je ne veux pour rien au monde les couper ou les laisser trop longs. Une question d'habitude, je vous dis.

La deuxième chose remarquable physiquement, c'est ma taille. Je suis grand, mesurant dans les un mètre quatre-vingt cinq, pour peser dans les soixante-dix kilogrammes. Ma peau est plutôt bronzée, virant vers un jaune bruni plutôt sombre. Je suis musclé, et possède des épaules plutôt fortes [oui, ENCORE un type qui a une tablette mais j'y peux rien oh] et on dit de moi que je suis beau. Soit. Les traits de mon visage sont plutôt fins, avec un nez qui est pour moi bien trop pointu mais normal chez les autres personnes. Mes sourcils sont entre le épais et le fin, donc plutôt normaux pour un être humain normalement constitué.
Mes yeux. C'est ici que tout se complique. Mon œil gauche est normal et de couleur rouge-brun, mais bien qu'il ait la même apparence, mon œil droit est cybernétique, ce qui est plutôt difficile à remarquer à l’œil nu (c'est le cas de le dire).

Car je suis un cyborg. J'ai une partie humaine, mais mes os sont en métal indestructible, mon œil gauche est artificiel, et certaines parties de mon corps pour la coordination de mes mouvements le sont aussi. Ce qui a effet que je suis bien plus agile et souple qu'un être humain normalement constitué, ou d'ailleurs n'importe quel être « non-humain » en général. Même avant mon opération, j'étais déjà agile et fort, pour vous dire.

En parlant d'agilité, je pratique tous les arts martiaux, même si mon style de combat favori reste d'utiliser la force de mon adversaire à mon avantage et d'éviter tous ses coups pour le prendre par surprise, je ne suis pas excessivement fort malgré mes parties cyborg. Je ne peux pas soulever des voitures à mains nues, quoi. Mais en combinant mes capacités physiques et mon pouvoir qui est de me créer des armes à partir de rien, je deviens imbattable. Trop fort.

Niveau vêtements, j'aime porter tout ce qui se rapproche de près ou de loin à des costumes. Et puis, cela me sied très bien, alors autant en profiter. Cependant, je ne suis pas contre porter un survêtement ou un simple t-shirt, ce que je fais parfois, souvent pour m'entraîner, par précaution de ne pas user mes costard-cravate, je tiens à leur survie. J'ai l'habitude de mettre mes mains dans mes poches un peu trop souvent dans la journée, me donnant l'air encore plus branleur que je ne le suis déjà.


I'm not going there to die. I'm going there to find out if I'm really alive. ▬ Caractère

On dit de moi que je suis quelqu'un de plutôt taciturne. En effet, je ne suis pas quelqu'un qui parle spontanément aux personnes ; j'ai d'ailleurs du mal à lancer une conversation, et j'apprécie le silence. Paradoxalement, j'aime la compagnie humaine, et aime parler aux gens autour de moi. Je suis renfermé, aussi. Je ne parle pas de mon passé, car je n'aime pas tout simplement en parler, cela va de soi. On me dit que je suis mystérieux. Pourtant, cela m'amuse d'en faire des allusions plus ou moins discrètes. On dit de moi cependant que je suis quelqu'un de charismatique.

Je suis quelqu'un qui n'est pas très direct avec ses émotions : je ne fais pas clairement ressentir à quelqu'un que je l'apprécie, mais je lui laisse supposer que c'est bel et bien le cas. Cependant, j'ai un très fort caractère, et je suis incroyablement borné. Quand je fais quelque chose, je le fais. Un point c'est tout. De plus, je n'aime pas recevoir des ordres. Cela doit faire partie des choses que je déteste le plus avec les endroits non-fumeurs.

Fumer, parlons-en, tiens. J'aime, que dis-je, j'adore fumer mes clopes. Cela me met de bonne humeur, et je deviens extrêmement désagréable voire insupportable quand je suis en manque ou qu'on mon en prive. J'ai obligatoire un paquet de cigarettes avec moi, et j'ai 70 % de mon temps une clope à la bouche. Vu la quantité de paquets que je passe par jour, je pourrais être en mauvaise santé ou quelque chose dans le genre, bien que je sois un peu jeune pour avoir ce genre de problèmes. Et bien non, grâce à ma partie cyborg, je peux fumer autant que je veux, je n'aurais jamais de complications ou des choses dans le genre. J'avais insisté, lors de mon opération pour que l'on m'arrange un truc me permettant de fumer mes clopes sans risques. Oh, et même si je hais les endroits non-fumeurs, je ne me gène pas pour me faire une petite cigarette.

Je suis quelqu'un d'énergique. Je déteste rester en place trop longtemps, même si j'adore glander. Enfin, quand je dis glander, c'est que je dors, tout simplement. J'aime manger, aussi. J'adore cela, même si je n'en ai pas besoin, mon estomac doit ressembler à un trou noir. Par chance, je ne suis pas en surpoids, ce qui est assez surprenant, même si je fais pas mal de sport à côté.

Je suis quelqu'un que l'on qualifie facilement de « cool ». Ma compagnie est souvent agréable, et je suis quelqu'un de généralement sympathique. Bien que très peu bavard, je suis quelqu'un d'ouvert aux autres. Je suis, en quelque sorte, indéfinissable avec des mots. Il faut me côtoyer pour me comprendre, en somme.Comme dit plus haut, je suis quelqu'un de paresseux, mais aussi extrêmement désintéressé de tout : je me fous de beaucoup de choses, et je ne suis pas curieux pour un sou. Je suis égoïste, aussi. Mais ce n'est pas pour cela que je ne m’intéresse qu'à moi, et seulement moi. Je m'intéresse plus exactement à ce qui me concerne de près ou de loin, donc… Je suis quelqu'un qui vit selon ses propres principes. C'est donc normal que je désobéisse aux endroits non-fumeurs, et puis, honnêtement, cela m'arrange bien, d'une certaine façon. Je n'aime pas suivre des ordres : cela me rappelle pleins de choses, et cela a tendance à me mettre de mauvaise humeur très facilement.

Je ne suis pas quelqu'un de particulièrement émotif : évidemment, que j'ai des sentiments, encore heureux, je suis un être humain avant d'être exclusivement une machine. Cependant, mon côté je-m'en-foutiste et mon passé ont tendance à pas mal atténuer ce que je ressens.

Je suis étrange. Non-conventionnel, ça, c'est certain. Imprévisible, aussi. Je n'aime pas la banalité, mais pourtant, ayant fait auparavant expérience de l'exceptionnel, cette normalité que je hais tant me conforte dans ma liberté.

Complexe. Contradictoire. Incompréhensible. Unique. Ce sont les mots qui me définissent le mieux. J'ai une confiance absolue en moi : je suis actuellement invincible, ça je ne sais très bien, et je l'ai vite compris par moi-même. Cependant, je connais la défaite : autant vous dire tout de suite que je déteste cela.

Je déteste beaucoup de choses, par ailleurs. Tuer des personnes (parce qu'un animal, ça ne me gêne pas des masses). Ne pas avoir à bouffer comme je le veux. Recevoir des ordres. Les chiens, qu'est ce que je déteste cela, c'est affreux. Les insectes, surtout les araignées .Les endroits non-fumeurs. Les menteurs, surtout les manipulateurs, j'ai envie de leur foutre un pain.

Rassurez-vous, j'aime énormément de trucs, aussi. Je ne suis pas un hater de la vie à ce point. Manger -vous l'avez compris. M'amuser avec mes armes. Glander, ou plutôt dormir. La musique en général, mais surtout le Jazz. Fumer mes clopes, même s'il y a des interdictions. Le fric, même si je suis la plupart du temps pauvre. L'alcool, même si je chope facilement des gueules de bois, j'ai un remède spécial.

Quand je parle à quelqu'un, je ne suis pas spécialement familier ou vulgaire avec lui. J'ai ma propre façon de parler. Soit des phrases courtes, soit des phrases longues. Un langage entre le courant et le familier, en fait. Mon langage. Je parle souvent pour ne rien dire, mais je ne me plains pas des masses. C'est déjà ça. Bien que je sois pas direct avec mes émotions, j'ai tendance à être très franc avec les personnes, et j'ai beaucoup de mal à mentir, même pour faire le bien.

Concernant ce que j'ai vécu, je veux vraiment passer à autre chose, arrêter d'y penser. Par contre, cela ne m'empêche d'en faire souvent des cauchemars, à mon grand malheur. Malgré moi, j’arbore souvent un regard mélancolique, ce qui est plutôt frustrant pour moi-même et assez contradictoire sur ma façon de penser. Je veux vraiment vivre sans ce passé, que je tente de fuir en vain, mais je n'y arrive pas, ou, du moins, cela m'est très compliqué. Cela explique pourquoi je tente de me reconstruire une vie, ici, à Academy. L'endroit rêvé, vous ne trouvez pas ?

Je suis plutôt intelligent. Le mot « malin » se rapprocherait plus de ce que je suis. Je devine facilement des choses, mais je ne suis pas un surdoué non plus. On va dire que je me débrouille. Je suis chanceux. Alors ça, pour l'être, je dois être le type le plus chanceux de la galaxie. Au moins. Vu toutes les merdes où j'étais impliqué… Ou j'ai juste un talent inné pour survivre. Au choix.

Je porte une grand amour pour les armes, bien que le fait de tuer m'horripile au plus haut point. Peut-être cela vient de mon pouvoir qui me force la main, ou une connerie dans le genre, je ne sais pas vraiment, à vrai dire. Même si je sais manier tout et n'importe quoi avec une aisance déconcertante, mon arme préférée reste tout de même les pistolets, surtout mon Jericho 941.

Je suis moi-même, et personne ne pourra m'enlever ce bonheur. Pas même la mort.


A fallen angel banished from heaven, arises into the light to be recieved by the benevolence of God... ▬ Histoire

Bâtard.
J'ignore combien de fois ce mot est revenu sur les bouches des personnes durant mon enfance.

Une planète, située dans un autre système solaire que la Terre. Une autre colonie humaine, plus ancienne et plus avancée technologiquement que les terriens. Il n'y pas à proprement parler, de pays. Plus des provinces gouvernées par des comtes et des ducs en-dessous d'un roi, au sommet de la hiérarchie.

C'est ma planète. C'est là-bas que je suis né.

C'est l'histoire d'un comte, un noble plutôt réputé, qui a acquis sa position grâce à son charme qui fit tomber une fille trop naïve dans son piège. Sans se douter de rien, elle accepta leurs fiançailles, et se marièrent. Seulement, elle se rendit vite compte que son mari ne s'intéressait plus à elle. Il préférait coucher avec sa servante personnelle, qui tomba enceinte et accoucha d'un enfant. Un bâtard, comme ils l'aiment l'appeler. La bonne décida de s'en séparer et confia le nouveau-né à une nourrice, qu'on paya pour qu'elle ne divulgue pas le secret du gamin bâtard.

Cet enfant, ce bâtard, c'était moi, Hayden Ellsworth.

Je fus élevé par ma nourrice depuis ma tendre enfance. Je savais la vérité sur mes origines depuis le début, elle ne me l'avait jamais caché, sans doute car elle s'en foutait de moi et des répercussions psychologiques que cela pouvait avoir sur moi. Pour elle, j'étais juste une rentrée d'argent importante chez elle, rien de plus. Elle avait dix enfants, et était veuve. Je n'aimais aucun des gamins qui cohabitaient avec moi. Ils étaient tous aussi sournois les uns que les autres, et ne se gênaient pas pour me faire des coups bas. Pour ça, ils étaient doués. Combien de fois me suis-je retrouvé dans une situation périlleuse à cause de l'un d'eux, quand je n'étais pas carrément humilié, que ce soit à la maison ou à l'école ?

Le bâtard était malheureux.

Car oui, j'allais à l'école. J'étais plutôt bon élève, malgré ma flemmardise. Je n'avais pas des masses d'amis -faute encore à ces colocataires de malheur qui aimaient ruiner toute ma vie sociale. Je n'étais bon qu'à ça, sans doute. A être le souffre-douleur des autres. Cependant, je ne me laissais pas faire par eux. Seulement, ils avaient la maligne idée d'aller voir ma nourrice faire leurs rapporteurs, histoire que je sois battu par ma logeuse, car j'ai fait quelque chose de « mal ».

Le bâtard souffrait.

Je suis battu, aussi. J'ai été livré avec option souffre-douleur, apparemment. Un jour, j'appris au détour d'une conversation qu'elle était l'ancienne meilleure amie de ma mère biologique. Si ce n'est pas charmant… J'ai dit ancienne, ce n'est pas pour rien. Les deux mères se sont retrouvées dans un triangle amoureux, seulement l'homme que ma nourrice aimait avait un faible pour ma mère, ce qui se termina par une dispute entre les deux amies et la séparation… Une simple histoire de vengeance ?

Le bâtard se sentait seul, tellement seul...

J'ai finalement fugué. Je ne revins jamais. Pendant deux ans, j'errais dans les rues de la capitale du royaume, en compagnie d'autres gamins tous orphelins. Nous étions livrés à nous-mêmes. Personne ne daignait s'intéresser à nous. Nous étions chassés de partout. Je formais une sorte de « gang » de gamins des rues. Nous volâmes les personnes dans les supermarchés. Nous étions plutôt bons, mais certains étaient parfois chopés par la police et nous les revîmes jamais. Notre jeu était une roulette russe.

Le bâtard devint un jeune délinquant.

C'est dans cette période que mes pouvoirs apparurent. Au début, j'en avais extrêmement peur. Je ne les utilisais jamais, car je ne voulais pas avoir de blessure ou de mort sur la conscience ou quelque chose dans le genre, je crois. Puis petit à petit, je pris confiance. Cela m'était utile, surtout pour impressionner les gens, et me permettait de me sortir de pas mal de situations.

Le délinquant tentait de survivre.

Et puis la guerre des gangs commença.
Depuis toujours, nous étions en rivalité avec un autre gang de gamins, qui faisait les mêmes choses que nous dans le même quartier. Et qui nous gênait donc sur notre territoire de chasse à la nourriture.Cependant les tensions entre nos deux groupes se firent de plus en plus fortes, quand un jour, suite à un désaccord bien plus important que la normale, nous nous battîmes, pour de la nourriture. Tels des bêtes. Nous aurions pu gagner avec mes pouvoirs, mais je m'empêchais moi-même d'utiliser ne serait-ce qu'un flingue ou un couteau sur un de nos adversaires. Nous étions des enfants, après tout. Nous ne méritions pas cela.

Le délinquant se battait pour vivre.

Aucun gang ne l'emportait sur l'autre. Et puis ils arrivèrent. Le Réseau. Ils nous avaient observé pendant des semaines, surtout moi. Un jour, leurs agents se pointèrent à une de nos batailles où j'étais présent. Ils levèrent leurs flingues, tout le monde se figea, à part moi. Ils me jetèrent un regard. Je tentai de m'échapper, mais ils me coincèrent très vite. Ils m'emmenèrent.

Le délinquant était de nouvel seul, perdu.

Qui était le Réseau ? Une organisation qui semblait exister depuis le commencement de notre civilisation. Que faisait-elle ? Elle régulait notre monde, et faisait taire les gêneurs, elle était totalement dépendante du gouvernement en place. Qui était dans le Réseau ? L'élite de la nation, apparemment. Les meilleurs. Les meilleurs de quoi ? En matière de tuer, sans doute.

Le délinquant n'était plus qu'un simple gamin dans un institut.

Car je fus emmené dans un institut, quelque part dans le royaume. Il y avait d'autres gamins avec moi. Ils avaient repéré mon potentiel, et m'avait kidnappé. Personne ne s'en inquiétait, je n'avais plus de famille, de toute façon, et ma nourrice ne m'avait cherché. On me les appris tous. J'étais le plus doué du groupe de gamins. J'étais le plus doué de tous les gamins qu'ils m'avaient éduqué, même. J'apprenais à me battre avec une aisance déconcertante. On aurait dit que mon corps était fait pour cela. On me sépara vite des autres gamins normaux. J'étais seul, à présent, pour m'entraîner. J'appris tous les arts martiaux. J'étais le meilleur. Un prof spécialisé m'apprenait tout ce que je devais savoir. Je le dépassai rapidement, à son grand malheur. J'étais fort. Je m'entraînai vite avec les agents sur le terrain. A la surprise générale, je les vainquis tous, avec toujours la même aisance. J'étais trop fort.

Le gamin était fort.

De mes huit à mes douze ans, je suivais des entraînements intensifs. Parfois, on me droguait, pour améliorer mes performances. C'est à partir de cette période que je commençai à fumer. C'était un agent qui m'avait fait découvrir la clope à la suite d'un petit combat entre nous deux. Il m'approvisionnait, de la même manière. Je ne sais pas pourquoi, mais les cigarettes avaient tendance à me détendre. Ces années à m'entraîner furent sans doute les plus longues de ma vie. Je n'avais pas trop d'autres occupations, à part écouter de la musique dans ma chambre où je me découvris un grand amour pour le jazz, le folk et le blues, quand je n'étais pas convoqué quelque part, ce qui était plutôt rare. Je commençais à m'ennuyer. Et puis, au bout de quatre années passées à m'entraîner sans relâche, je revis enfin le monde extérieur. Mais cette fois-ci, en tant qu'agent du Réseau. Je faisais des missions. La plupart du temps, c'était débarrasser le monde des gens gênants, souvent des mafieux qui avaient rompu leur contrat avec le Réseau ou des personnes trop dangereuses pour sa sécurité. Enfin, débarrasser est un joli mot. Je les tuais, pour être plus clair. La mort venait d'entrer définitivement dans ma vie, et j'y étais obligé. J'avais entendu que si l'on désobéissait aux ordres des chefs en haut, on finit mort. Je tenais à ma vie, donc j'obéissais bêtement. Je tuais les gens bêtement.

Le gamin était devenu un chasseur.

Suite à mes années d'entraînement, j'étais devenu fort. L'homme le plus fort du Réseau. Cependant, je n'étais pas assez fort pour ceux d'en haut, apparemment. Au lieu de me pourrir la santé avec les drogues, on décida de me faire une opération, et on m'implanta un œil cybernétiques et on renforça mes os avec des métaux indestructibles. Ma coordinateur œil-cerveau s'était encore plus renforcée. J'étais encore plus réactif, plus agile. J'étais devenu encore plus fort. Tellement fort que je réussis à battre un Premier Immortel, un de ces êtres en-dessous des dieux, tellement qu'ils étaient increvables. Ce fut sans doute le combat le plus passionnant de toute ma vie. Je gagnai, au bout d'une trentaine de minutes de combat, en réussissant à retourner son arme un peu trop dangereuse contre lui. Étais-je devenu trop fort ?

Le chasseur devint la machine à tuer la plus puissante jamais conçue.

Tuer. J'en faisais des cauchemars. Trop de fois. Je voulais arrêter de semer la mort, de me racheter. Mais c'était trop tard. Ma force a vaincu, en quelque sorte, mon humanité. Les quelques gamins qui étaient avec moi dans mon ancien groupe étaient devenus des agents, eux aussi. Certains ont tenté de se rebeller. Ils en sont morts. Nous étions que des machines à tuer pour ces gens-là, qui restaient tranquillement assis dans leurs fauteuils, en train de contempler la pile de cadavres que nous ramenions chaque jour après une mission.

La machine à tuer commença à douter. Et à rêver.

J''en avais plus que marre. Je rêvais plus en plus de liberté. Cette liberté que je tentais toujours d'avoir, depuis que j'étais né. La première fois, avec ma nourrice, quand j'ai fugué. Et puis ce semblant de liberté dans mon « gang », où je me sentais bien avec les gens que je côtoyais, même si nous traversions des périodes dures. Je n'étais pas un être humain. Je n'étais plus un être humain. Pour eux, je n'avais pas d'âme. Pour eux, les gens étaient des marionnettes que l'on manipulait. Pas si différents que vos extra-terrestres, en quelque sorte. Et puis un jour, un des chefs du Réseau me proposa une mission spéciale pour moi. Je devais tuer un certain Edward Duane Matthews en échange de cette liberté tant rêvée. Je n'y croyais pas. Mais je ne pouvais pas désobéir, dans un sens. Et puis, ce serait ma dernière mission si j'acceptais. C'est ce que je fis.

La machine à tuer obéit pour la dernière fois.

Trouver ma proie était simple. Il vivait dans une grande propriété près de la capitale, et était un homme apparemment sans histoire, un noble plutôt haut placé et proche de la famille royale. Évidemment, cette description n'est qu'une façade. Je hais les nobles, comme mon père. Je hais mon père, et ma mère de m'avoir laissé seul avec la nourrice qui me battait. Je les hais car j'ai dû survivre dans la rue, où aucun bourge ne faisait attention à nous. Je les hais car à cause de leur égoïsme je suis devenu une machine à tuer. Mais d'un autre côté, je comprends leurs actions, aussi horribles soient-elles. La noblesse de ce pays se porte de plus en plus mal. Et je basculerai par cet assassinat cet équilibre penchant. Ça sera marrant.

La machine à tuer était prête à retrouver son humanité.

Le jour J arriva enfin. Le jour de mon dernier assassinat. Le jour de ma libération. Le jour de mon changement de vie. Je me faufilai dans le manoir du comte Matthews. C'était un beau jour d'été. Tous les servants étaient dehors avec la femme du comte qui se prélassait au soleil, et Monsieur était à l'intérieur. J'entrai par une fenêtre laissée grande ouverte, et pénétrai dans la chambre du comte, où il se trouvait. Il avait les cheveux et les yeux bruns, et était plutôt grand et svelte. Celui-ci semblait me reconnaître, et me demanda quand j'allais le tuer. Je fis abstraction de ce qu'il disait, et je braquai mon flingue matérialisé juste quelque secondes avant sur lui. Sans être déconcerté, il m'expliqua qu'il était un des chefs du Réseau. Les preuves qu'il me donna étaient tellement justifiées que je ne pus que le croire. Il me dit qu'il était au courant que l'on avait organisé son assassinat pour avant qu'il tente de renverser le Réseau pour en devenir l'unique chef. Pourquoi Edward tenait tant à me le dire ?
« Parce que les êtres humains sont faibles, y compris toi, Hayden. »

La machine à tuer était Hayden Ellworth.

A l'entente de mon nom précédemment cité, quelqu'un entra dans la pièce. Je ne me retournai pas, ne voulant pas lâcher ma cible de vue, et car je voyais son reflet dans un miroir. C'était une femme au cheveux désordonnés et au corps maigre, elle portait un habit de bonne. C'était une des servantes qui était dehors, sans doute. Mais je ne me souviens pas de l'avoir aperçue. Elle avait les larmes aux yeux. Elle beugla mon nom plusieurs fois. Je ne me retournai toujours pas. Je compris. J'allais tuer mon père sous les yeux de ma mère. Les êtres humains sont faibles. Edward comptait sur ma part d'humanité pour que baisse mon arme et je me range à mes côtés pour renverser le Réseau. Mais j'en avais assez de tout cela. Il était un des chefs du Réseau. Il n'était pas fait que de blanc, il avait fait assez de mal comme cela.

Hayden voulait la mort du Réseau.

Je ne baissai pas mon arme. Elle s'interposa entre nous deux. Elle ne semblait pas comprendre la situation. Je ne fis rien. J’espérais qu'elle se retire. Je ne voulais pas avoir la mort de mon père et de ma mère sur la conscience en même temps. Mais le comte s'impatienta et sortit un pistolet de sa poche, qu'il braqua sur moi et par la même occasion, sur la bonne. Il appuya sur la gâchette. Je n'eus pas besoin d'esquiver sa balle ; elle se logea dans le crâne de ma mère biologique. Je pressai à mon tour la détente de mon Jericho 941. Edward s'écroula. Je ne ressentis rien ; je ne les avais jamais connus, et je n'éprouvais qu'une profonde haine envers eux. J'aurais pu vivre aisément, mais ils en avaient décidé autrement. Parce que j'étais un bâtard. Ce mot se reforma sur la bouche de mon père, qui n'était pas encore mort.

Hayden appuya de nouveau sur la gâchette de son arme.

Comme promis, je fus libéré du Réseau, qui se démantela tout seul quelques semaines plus tard, sans aucune intervention extérieure. C'était la première fois qu'un des chefs était tué par un agent, et tout le beau monde de l’organisation profitait de la situation de chaos au sein du Réseau pour se battre et s'entretuer, et je n'entendis n'en entendis plus jamais parler.

Je commençai une nouvelle vie.

Déjà, je débarquai sur Terre, histoire de tout recommencer depuis le début. J'entendis vaguement parler  d'Academy of Dead Roses, et décidai d'y aller, au lieu d'errer aléatoirement dans les rues désertes des villes terriennes.


Don't you want to hang out and waste your life with us? ▬ Derrière l'écran

 
Hey ! Mon pseudo est Yukyonna et j'ai 15 ans. Je fais du RP depuis 4 ans, et j'adore ça. J'aime le yolo, Gintoki, Spike, Kise, Agnès, trop de choses en fait et je déteste plein de choses aussi. Je suis la fondatrice du forum, et du coup voilà.


 
© By Halloween sur Never-Utopia

 

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